Epargne de précaution, parlons en!

Je suis de retour après une longue absence, avec un article portant sur une question qui revient souvent.
L’épargne de précaution semble un outil indispensable pour éviter les gros problèmes financiers.

Tout d’abord qu’est ce que l’épargne de précaution?

En une phrase : il s’agit d’une somme d’argent mis sur un compte très facilement accessible permettant de parer les coups durs.
Ce qu’il faut retenir de cette phrase : la disponibilité est un critère essentiel, pour ne pas dire le seul.
Avec l’absence d’imposition, les livrets réglementés (Livret A et LDD) sont les supports royaux de l’épargne de précaution.

Nous avons le support, maintenant combien faut il mettre de côté ?
Généralement le montant est défini par une durée allant de 3 à 12 fois le montant de référence.

Montant de référence : revenu mensuel ou montant moyen de dépense mensuel ?
Prendre le revenu offre l’avantage de la simplicité. Nous savons tous combien nous gagnons tout les mois. Néanmoins c’est un critère un peu large, et peu précis.
Pour prendre le montant moyen de dépense, il faut connaitre ce montant. Ce qui implique de faire un suivi de ces dépenses.
L’avantage se situe au niveau de la précision, ce montant permet de vivre un mois. En mettant X fois ce montant de côté, on vit X mois. Simple, efficace.

Personnellement, je préfère me baser sur le montant des dépenses.

Passons maintenant au nombre de mois de précaution.
L’écart entre l’estimation basse de 3 mois et l’estimation haute de 12, s’explique simplement par la différence de profil et de tolérance de chacun.
Entre le fonctionnaire titulaire ayant son poste garanti à vie, et l’intérimaire ou l’indépendant qui a une visibilité très limité, l’écart est grand.
C’est pour cette raison que pour le 1er profil, 3 mois d’avance suffisent.
Par contre sur le second profil 3 mois peuvent être très court. Donc pour ce profil avoir un montant supérieur est intéressant.
La tolérance de chacun au risque joue également. Entre une personne vivant au jour le jour sans paniquer, et une personne extrêmement stressé, l’approche du sujet, et donc le montant de sécurité variera.
Je ne m’étendrais par contre pas sur la tolérance de chacun, ce point étant lié à la personnalité de chacun, il est difficile de donner une règle générale.

Néanmoins il ne faut pas se voiler la face sur les inconvénients de l’épargne de précaution (et oui tout n’est pas parfait ;) )
En premier inconvénient, il y a la disponibilité de l’argent. Certaines personnes ne résistent pas au fait d’avoir de l’argent disponible et le dépense.
C’est un facteur très humain, et facilement contournable, en rendant l’argent un peu moins disponible, en ouvrant le livret dans une banque différente par exemple.
Le second inconvénient, toujours lié à la disponibilité, est le rendement très faible.
Les livrets protègent tout juste de l’inflation : l’argent placé dessus ne perd pas ou peu de valeur dans le temps. Mais il n’y a pas de gain de valeur sur cette épargne.

D’où l’importance de mettre un montant adapté.
Mettre trop peu, risque de nous jouer des tours en cas de coups durs
Mais épargner trop, risque de nous freiner dans nos projets futurs, en empêchant de l’argent de travailler ou limitant nos capacités de financement.

Dans mon cas, j’ai choisi de segmenter mon épargne de précaution.
Comme indiqué précédemment (ici pour les curieux), une partie de cette épargne est resté dans la banque avec l’emprunt immobilier. Cette partie équivaut à 10 mois d’échéance de l’emprunt immobilier pour ma résidence principale.
L’autre partie est situé proche du compte courant chargé des dépenses communes. Là je n’ai que 2 mois d’avance. En ajoutant le débit différé, dans cette banque, ça me laisse 3 mois de répit en cas de perte de revenus.
En cumulant ces 2 épargnes, j’arrive à environ 5 mois de dépenses d’avance.
Idéalement, je vise 6 mois de dépense d’avance. Il faut donc je j’épargne encore un petit peu pour atteindre cet objectif.

Avez vous une épargne de précaution?
Et si oui, combien avez vous mis de côté?